21.04.2009
L'écho des tambours
Mes chers lecteurs,
Vous l’avez sans doute entendu ou lu : Nicolas Sarkozy, le Vain-Dictateur (ou vindictateur, comme vous voulez !), était aujourd’hui à Nice pour parler… insécurité !
Et lemonde.fr de titrer, cet après-midi, avec un énorme : « Je ne laisserai pas se développer le phénomène des bandes ». Un magnifique résumé des mesures exécutives annoncées vous y attend, mais je trouve cela véritablement sans intérêt.
Non pas que je n’écoute plus le chef de l’Etat : il vaut mieux surveiller ses tribulations si l’on veut arriver à dénicher ses contradictions. Mais plutôt, le choix du thème en lui-même est tout à fait révélateur de ce qu’il souhaite faire. Et franchement, les ficelles de son tour de passe-passe sont vraiment, mais alors vraiment, énormes.
L’Empereur (enfin, pardon… son parti, je voulais dire !) se verrait bien remporter les élections européennes, dans un mois, pour peu qu’il arrive à rehausser quelque peu sa popularité. Il en est capable.
Et quoi de mieux pour cela que de parler d’insécurité ? Chirac lui, a très bien réussi, 2002. Avec des résultats particulièrement brillants, si j'ose dire, en 2005.
Et Nabot-Naparte Ier d’annoncer de nouvelles lois, de nouveaux délits, et tout le tralala-tsoin-tsoin pour « protéger les français ». C’est assez drôle. Je ne me souviens plus quel ancien Ministre de l’Intérieur avait pu dire, en son temps, qu’il pratiquerait une politique du « Tolérance 0 » ; qui a fait exploser les effectifs de la police dans les quartiers ; qui a créé je ne sais combien de nouveaux délits ; et même, en violant les principes fondamentaux de la République, qui a critiqué les magistrats en les accusant de « laxistes ». Où sont ces fameux « résultats », dont on nous promet l’éclatante révélation depuis huit ans maintenant ?
Il se peut qu’il y en ait. A titre personnel, cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu vent de heurts particulièrement violents dans nos quartiers. Mais si résultat il y a, donc… pourquoi ressortir le sujet ?!
M’est avis que ce coup de la lutte contre les bandes, c’est strictement politicien : le but est de détourner le regard de la crise, pour rabattre l’électeur sur ce pour quoi Vain-Dictateur est doué : la sécurité. Avec en ligne, les européennes. Il ouvre déjà le feu pour la Bataille de Juin.
Alors voilà ce que j’en dis : c’est démago. N’allez surtout pas lire ce que c’est.
Ben
16:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2009
Les Lumières pour l'ombre
Mes très chers lecteurs,
Il y a certaines choses que la plupart des citoyens ignorent, car cela ne fait tout simplement pas partie de leur vie. Pour autant, quelques petites alarmes peuvent venir, de ci de là, tinter devant leur conscience démocrate endormie face au poste télé, après une bonne journée de travail.
Nous avons aujourd’hui, dans l’actualité, un cas très illustratif de ce genre de situations. Saviez-vous, mes chers amis, que les homosexuels, en France, n’ont pas le droit de donner leur sang ?
Cela remonte, bien sûr, au traumatisant épisode du sang contaminé, et des mesures drastiques qui ont suivi. Mais même aujourd’hui, quand bien même une personne peut prouver qu’elle est en parfaite santé, à l’aide de tous les tests imaginables, si elle est homosexuelle, la porte du don lui reste irrémédiablement close.
Avouez que c’est un comble. Alors que l’EFS appelle encore et toujours à plus de dons, on se met à dos 8% de la population en raison d’un cliché dépassé et de phobies vieilles de trente années. Le Sida, rappelons-le, sur ces dernières décennies, a touché bien plus d’hétérosexuels que d’homosexuels, une communauté traumatisée par le fauchage de toute une génération d’entre eux et par une époque où ils furent accusés d’être plus proches des singes, que de l’humanité.
Un certain Alexandre, à Arles, a ainsi décidé de porter plainte. Ce n’est ni le premier, et ce ne sera, je le crains, ni le dernier. Il est de toute manière incompréhensible que l’on interdise aux homosexuels sains de donner, tout en autorisant certains hétérosexuels dont la santé n’est pas toujours régulièrement prouvée, de le faire.
C’est une intolérable inégalité de droit. Elle est inspirée d’une crainte assez justifiée des années 1980, mais elle s’est pérennisée ensuite, soutenue à la fois par des clichés persistants, et par un camp conservateur influent depuis 1995. Et elle possède bien sûr des racines profondes, comme en témoigne l’interdiction, pour tout homosexuel, d’avoir une vie de famille à lui.
Il ne faut pas considérer que les homosexuels n’ont pas le droit à la vie de famille. Bien plus, il faut affirmer qu’on le leur interdit. Supporteriez-vous que l’on vous interdise de fonder un foyer ?
Pas étonnant que cette communauté, condamnée à la marginalité et à la vie dans l’ombre vingt siècles durant, réclame aujourd’hui son petit bout de lumière. La France, Républicaine sans interruption (ou presque) depuis 1875, auteur d’une Déclaration de Droits ambitieuse et universelle, a semble-t-il délibérément oublié toute une partie de sa population.
À ces gens de l’ombre, oserons-nous ouvrir le chemin initié par les Lumières ?
Ben
15:22 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.04.2009
Le chêne découpe, la rose pique, et l'orange pourrit
Mes très chers lecteurs,
Après un week-end d’absence chocolaté, me revoici pour évoquer devant vous ce que Martine Aubry appelle déjà – je trouve cela bien trouvé – le « bouclier électoral ».
La tâche consiste tout simplement à compenser les mouvements de population et démographiques de ces dernières décennies dans la répartition des territoires entre députés. On détermine en quelque sorte le territoire sur lequel le député est élu, en s’arrangeant pour que chaque circonscription, en gros, représente autant d’habitants que les autres.
Le sujet, vous vous en doutez, est extrêmement sensible. Avec le recul, des secousses gastriques peuvent vous prendre, en sachant que c’est le plus honnête de tous les hommes, Charles Pasqua, qui avait dessiné la version précédente. C’est l’un de ses disciples, Alain Marleix, qui avait participé au redécoupage de 1986, qui s’en charge aujourd’hui. Il est connu, entre autres, pour avoir cosigné une proposition de loi souhaitant rétablir la peine de mort contre les terroristes, en 2004. Un homme de principes, donc !
Il apparaît que la première proposition que ce dernier a trouvé le moyen de publier, supprime 9 circonscriptions détenues fermement par la droite, et 23 circonscriptions tenues par la gauche. Selon les calculs du Monde, si le redécoupage était appliqué aux élections de 2007… la droite aurait obtenu 28 circonscriptions supplémentaires !
La ligne de défense du PS s’axe sur deux fronts : l’évident outrage à l’intérêt général républicain et l’atteinte évidente au devoir d’impartialité qui s’impose dans un tel travail, et une volonté politicienne de déstabilisation du PS, en modifiant les territoires (ce qui contente certains cadres locaux socialistes, et en vexe d’autres).
Quant à la ligne démocrate, je serais très heureux d’en entendre parler dans un vrai média… L’absence chronique du parti orange dans les médias est vraiment, je le dis encore une fois, pathétique. A titre personnel, je voudrais rappeler que ce genre de conflits sera inévitable, tant que l’on s’acharnera à refuser un système de listes nationales. Vouloir lier les députés aux territoires, tout en revendiquant un devoir de représentation de toute la nation, ne se vérifie pas dans les faits. C’est paradoxal ; le rôle de représentation du territoire et de proximité devrait être attribué aux Sénateurs.
Pour l’Assemblée, adopter une élection par la liste, avec un « bonus majoritaire », permettrait la représentation des petits partis sans affaiblir le gouvernement, en plus d’établir une VRAIE équité de tous les citoyens lors des élections législatives. Et me voilà à défendre moi-même le MoDem… si c’est pas triste !
En tout état de cause, je pense que nous avons, tous, le devoir de nous ériger contre cette proposition, et de surveiller la suite des évènements sur le sujet.
Ben
11:12 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.04.2009
Le projet Hadopi refoulé
Mes chers lecteurs,
Le projet Hadopi n’a décidément pas fini de faire couler de l’encre. Le projet de loi, dont le but est de lutter contre le téléchargement illégal en privant les fraudeurs de leur connexion internet, a déchaîné hier la polémique : les députés ont finalement voté contre !
Les députés socialistes on en effet pris par surprise les membres de la majorité : des dizaines d’entre eux sont arrivés juste avant le vote. L’opposition est alors devenu… majoritaire !
C’est une claque pour l’UMP, et en premier lieu pour Jean-François Copé, responsable du groupe à l’Assemblée. Et évidemment, par ricochet, chacun imagine la furie impériale…
Ce que je voudrais en dire, aujourd’hui, c’est que la couverture médiatique qui en est faite, et les réactions de l’opinion à ce sujet, ne sont pas du tout conscientes de la portée d’un projet de loi qui touche à de nombreux aspects sensibles de la société moderne. En dehors du fait que l’idée est techniquement très difficile à mettre en place, trouvez-vous normal de priver quelqu’un de sa connexion ? N’est-ce pas là quelque chose qui vous coupe pour moitié de la société ? Pour rechercher un emploi, s’informer ou se cultiver, où allez-vous principalement de nos jours ?
Et puis surtout, ce projet est-il même constitutionnel ? A-t-on le droit de couper la connexion à quelqu’un, en sachant que cela sera aussi valable pour tous les membres du foyer, qui eux, n’ont rien commis d’illégal ? Cela s’appelle, selon moi, Rupture d’Egalité devant la Loi.
Tant de questions qui n’ont pas été posées. Il est, en ce moment, de bon ton de critiquer l’absentéisme de nos députés. En général, cette critique me laisse perplexe. Il y a en effet des cas (comme le vendredi soir, la veille des vacances d’avril…) où nos députés sont quelque peu laxistes, et c’est tout à fait condamnable. Sur le modèle Irlandais, nous devrions sanctionner les absentéistes financièrement, sur leur indemnité mensuelle.
D’un autre côté, il ne faut pas oublier que les députés participent à de nombreuses commissions de travail, de consultation, de débat. Difficile, donc, de les accuser d’être absents en session s’ils approfondissent un sujet en salle, avec des collègues. C’est pour cette raison que le PS ne peut pas faire de tels coups à chaque fois que les députés UMP sont absents : les deux camps sont pris dans un travail important.
En tout état de cause, c’est là le message que je voudrais vous faire passer : c’est bien de médiatiser l’évènement et de s’en indigner, voire d’envisager des sanctions. Mais ce qui a fait l’objet du « coup », pose de bien plus grosses questions. Débat ouvert…
Ben
08:59 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07.04.2009
De l'esprit pas très critique
Mes chers lecteurs,
Les plus fidèles d’entre vous se souviennent certainement des débuts de mon ancien blog, Voix de Grenoble. J’y avais la prétention de décrypter l’actualité tout en « restant objectif ». Du moins avais-je la prétention de ne pas laisser transparaître d’opinion partisane trop forte.
Mais le temps passant et la politique étant ce qu’elle est, la scène nationale a peu à peu muté pour se réorganiser autour d’une question unique : pour, ou contre Nicolas Sarkozy ? Dans cette optique, il me semblait difficile d’écrire ce que je pensais, sans clarifier mon positionnement. Au fond, en insistant sur mes propres opinions, j’ai construit en votre esprit à la fois un sentiment de confiance (car je ne me cache pas) et de méfiance (car vous savez que je vois les choses à travers un certain prisme). En somme, en reconnaissant ma subjectivité, j’ai alerté votre esprit critique. Tout simplement : je vous ai prévenu. Et lorsque je parle de « Nabot-Naparte Ier» vous savez que j’exagère, et vous relativisez.
Il devrait en aller de même pour les médias. Si ceux-ci supportent une cause autour de laquelle il y a des enjeux politiques, alors il faudrait que les journalistes avouent clairement leur subjectivité. Les médias se prétendent objectifs, mais c’est impossible ; l’objectivité elle-même est subjective ! Et si l’on peut, environ, reconnaître quelques distinctions entre l’Humanité et Le Figaro, il n’en va pas ainsi du Monde, il n’en va plus ainsi de l’Express.
Au fond, cette objectivité prétendue, larvée, ne peut que nuire à notre esprit critique.
Aussi, quand je vois le Président de la première puissance nucléaire du monde défendre un monde sans l’arme atomique, j’éprouve quelques doutes sur ses intentions réelles. Les journalistes de iTélé affirment quant à eux que c'est "formidable"... De même, je ne m’extasie non plus sur le retour de la France dans l’OTAN sous prétexte que les « USA seraient devenus gentils »… Nul doute là-dessus : les journalistes sont tous raides-dingues de Barrack Obama ! Or, l’idéaliser pourrait devenir dangereux. Il reste américain, à la tête d’un pays qui, même s’il renoue avec le multilatéralisme, ne doit pas moins défendre ses intérêts. Pire : c’est un pro de la comm’ !
Gardez donc votre esprit critique bien éveillé, sur Obama comme sur les autres. N’avais-je pas rappelé, le soir de son élection : « Un symbole, pas (encore) un changement » ?.
Ben
16:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.04.2009
G20 : un bon consensus et des espoirs
Tous les médias, euphoriques, ont aujourd’hui décidé de nous bassiner avec ce G20, grand-messe politique mondiale et reconstructeur d’espoir pour toutes les économies de la planète. Aussi dois-je, je suppose, m’y coltiner aussi !
Ce G20 a décidé de se prévenir de tout protectionnisme, ce qui serait catastrophique ; c’est à cette tentation que nous avions cédé en 1929, avec à la clef une dépression plus catastrophique encore. Mieux : 250 milliards de dollars seront chargés d’encourager le commerce mondial pour endiguer sa chute.
Une réforme des agences de notation, chargées d’estimer la valeur des actifs financiers sur le marché, sera engagée. Celles-ci ont en effet été incapables de voir venir le crach et d’estimer convenablement le risque que représentaient les actifs des sub-primes. Elles ont par ailleurs rempli des fonctions de conseil, aux banques par exemple, tout en continuant à remplir leur devoir d’évaluation ! Il y avait là un conflit d’intérêts auquel il sera mis un terme. De manière globale, les fonds de pensions, et les rémunérations des actionnaires seront dorénavant encadrés, pour redonner une certaine morale au système.
Cette assemblée a aussi décidé, évidemment, d’établir la fameuse liste noire des paradis fiscaux qui refuseraient de coopérer avec l’OCDE. Il ne s’agit pas vraiment là de lutter contre la crise, dont ces Etats ne sont pas responsables. Il y a un double objectif dans ce durcissement de position : d’abord, le besoin de récupérer des ressources fiscales qui avaient fui dans les pays du secret bancaire. Cela permettra de financer les dettes colossales dont nous hériterons. Deuxièmement, il y a aussi une exigence morale de lutte contre l’argent sale, même si bien sur, les « blanchisseurs » auront toujours assez d’imagination pour s’y prendre autrement. En haussant le ton, nous rendons toutefois le blanchiment moins facile. Chacun sait que le grand banditisme et autres factions d’Al Quaeda plaçaient leurs richesses là-bas.
Enfin, ce sont près de 1000 milliards de dollars qui seront accordés au FMI pour remplir son rôle. Sur ce point, il s’agit de ne pas faire d’amalgames : ces 1000 milliards serviront surtout à aider les pays surendettés en difficulté. Beaucoup moins qu’un fond pour la relance, il s’agit d’un parachute pour les régions les plus pauvres.
Au final, que penser du G20 ? Il y a de grandes avancées, comme sur les paradis fiscaux ou l’encadrement des rémunérations et des agences de notations. La création d’un Conseil de stabilité financière devrait aussi permettre d’éviter les pullulements de produits risqués comme les sub-primes.
En revanche, je refuse d’adhérer à l’euphorie médiatique qui loue aujourd’hui le retour d’une régulation importante. Il y a certes des progrès, et une vraie reprise de contrôle par le politique sur l’économique. Les embryons de gouvernance mondiale sont, pour le long terme, de réelles sources de grande satisfaction et d’espoir, sur le très long terme.
Toutefois, il ne résout pas quelques problèmes de fond, comme par exemple les pouvoirs des actionnaires dans les CA qui font tendre nos entreprises au court terme, ou encore la concurrence fiscale entre pays développés, concurrence déloyale et socialodestructrice. Cependant, il est impossible d’en tenir rigueur à qui que ce soit. Les 20 chefs d’Etats étaient forcés au consensus, ce qui, en étant vingt, est déjà un exploit. Croisons les doigts, donc, pour que le grand souffle de confiance reste là.
Ben
08:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.04.2009
Le Roi-bouffon
Mes chers lecteurs,
Le sarkozysme n’existe que par son chef. Et ce qui le caractérise avant toute autre chose, c’est sa foi, profonde, en la politique. Mais cette croyance si forte, dans la capacité d’un seul homme à bouger des montagnes, n’est pas forcément une bonne chose.
Un de mes oncles – dont je tairai le nom –, entrepreneur de son état, avait pour habitude d’affirmer, badge UMP fièrement présenté, que « Sarkozy est ce qu’il faut à la France, il va faire bouger tout ça ». Il semble que l’homme de poigne ait charmé.
La vraie question, chers lecteurs, n’est pas tellement d’avoir de la poigne. Le fait est que l’autorité ou la réactivité sont importantes, cependant cela ne saurait être un argument politique. Ce qui compte, c’est ce que l’on fait de cette poigne. Autorité n’est pas un programme ; c’est ce dont ce dernier a besoin.
Sarkozy est typiquement dans ce dilemme : il nous a vendu une rupture, l’image d’un homme qui bouge, et qui s’arrache au travail. Mais cela aujourd’hui se retourne contre lui. A Gandrange, son échec fut cuisant. Aujourd’hui encore, il vient de promettre de sauver l’usine Caterpilar de Grenoble. Nous n’attendons que ça ; mais je crains que sa foi – sincère au demeurant – en la politique, ne suffise pas, face aux réalités économiques. Entre sa volonté et ses propres capacités, le fossé se creuse ; cruel constat que celui de voir qu’au moment même où chacun attend de lui des actions, c’est l’autorité, sa marque de fabrique, qui finit par lui manquer !
J’espère que vous comprendrez ainsi mieux pourquoi il menace de partir du G20 si celui-ci ne parvient pas à un accord. Ce n’est pas tellement parce qu’il est plus actif ou plus inquiet que les autres. C’est tout simplement parce qu’il ne veut pas davantage manifester sa propre impuissance, qui pourtant, finira inéluctablement par apparaître. Il souhaite tout simplement donner un petit prolongement au rêve qu’il a su créer en 2007 : un Président surpuissant sur tous les fronts, dont on n’aurait pu imaginer qu’il manquerait d’autorité un jour.
Car un vrai homme d’Etat, moderne et impliqué, n’agirait pas ainsi. Un homme qui aurait véritablement de la poigne, de la volonté, de la détermination à servir l’intérêt général, ne menacerait pas de quitter la salle.
Il refuserait de partir sans accord.
Ben
15:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


